Terra Salina

Participation à la mise en place du projet

Description du projet

Entre nature et patrimoine: les voies historiques du sel, la découverte de sites Unesco et de villes thermales franco-suisses

Terra Salina propose des outils modernes de randonnées pédestres et cyclables pour partir à la découverte des voies historiques du sel, de sites UNESCO et de cités thermales franco-suisses, tels que la Grande Saline de Salins-les-Bains, les thermes d'Yverdon-les-Bains ou les mines de sel de Bex. L’exploitation et la commercialisation de « l’or blanc » ont influencé le développement du commerce, l’architecture des villes et l’organisation du territoire. C’est à la rencontre de ce passé que les itinéraires de Terra Salina emmènent les visiteurs aussi bien à pied, qu'en voiture ou à vélo. Terra Salina propose également des expositions ou des séjours clé en main que les visiteurs peuvent réserver en ligne.

Le Val-de-Travers sur les voies du sel

Selon le rapport historique de Christian Schülé "Histoires de sel entre Jura et Alpes" (2017) mandaté dans le cadre du projet Terra Salina :

"Le transport du sel entre les salines franc-comtoises et les cantons suisses a imprégné la toponymie du village de Buttes, dans le Val de Travers. Une rue de la localité est en effet dénommée Vy Saulnier, soit chemin du sel. Elle constituait un axe de transit emprunté par les convois se dirigeant vers Neuchâtel, en passant par Les Fourgs et La Côte-aux-Fées. Décrit comme un relais sur la route franco-suisse du sel, le village de Buttes abrite par ailleurs un musée dédié au sel et organise chaque année depuis 1990 une fête du sel."

"Il est également fait mention d’un axe routier emprunté pour le transport du sel reliant Pontarlier au Val de Travers par Les Verrières. Le passage de chars en provenance des salines franc-comtoises y est attesté au plus tard dès la fin du 14e siècle. Ces deux routes se détachaient du tracé de l’ancienne voie romaine reliant la Franche-Comté au plateau suisse après avoir franchi la cluse de Joux. Enfin, un chemin prenant le nom de Vie-du-Sel devait relier Pontarlier au Locle par la vallée de la Brévine, tandis qu’une Vy Saulnier se dirigeait de Montbenoît (sur la route Pontarlier-Morteau) vers Môtiers. La tradition a conservé le souvenir d’histoires de contrebande et de faux sauniers acheminant clandestinement en terres neuchâteloises le sel franc-comtois."

"Alors que le comté de Neuchâtel compte parmi les clients des salines de Salins dès l’époque médiévale, il est également une terre de passage pour une partie du sel destiné aux cantons suisses. A partir de Neuchâtel, le sel poursuit son périple par voie d’eau en empruntant le canal de la Broye en direction du lac de Morat et de Berne, ou la Thielle en direction du lac de Bienne et de l’Aar. Neuchâtel joue un rôle important dans l’approvisionnement en sel de la République de Berne avant que cette dernière ne conquière le Pays de Vaud et ne concentre ses livraisons dans la ville portuaire d’Yverdon."

Rôle du RUN

Il s'agit pour la Région Val-de-Travers de s'intégrer au projet Terra Salina, afin de contribuer à celui-ci et à bénéficier de la manne touristique qu'il apporte. La région prend part à ce projet, bénéficiant de l'appui financier Interreg, par la mise à disposition de ressources humaines, alors que le Canton de Neuchâtel a apporté un soutien financier par le biais du fonds NPR.