Gérer votre abonnement    
 

Plans directeurs régionaux, escale validation des PDR1

Le 3 mars 2013, la population suisse acceptait la modification de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire (LAT). Dans le but d'éviter le mitage du territoire et de coordonner les transports avec l'urbanisation, il s'agit désormais d'adapter le dimensionnement des zones à bâtir aux besoins des territoires évalués selon les projections de croissance démographique et économique. Dans ce cadre, le canton de Neuchâtel doit réviser son plan directeur cantonal (PDC) afin de l'adapter aux exigences de la nouvelle LAT. Pour ce faire, le département du développement territorial et de l'environnement (DDTE) a proposé aux régions d'élaborer des plans directeurs régionaux (PDR) afin de leur permettre de faire part de leurs visions du développement de leurs territoires. L'élaboration de ces PDR se déroule en deux étapes, dont la première est l'établissement d'un projet de territoire régional, respectivement PDR1. De plus et dans le but d'offrir davantage de souplesse aux régions, un double horizon a été proposé par le DDTE, soit 2030 et 2040, afin de pouvoir affiner les réponses aux besoins au cours du temps. C'est avec  l'objectif de se doter de cet outil d'aménagement du territoire qu'est le plan directeur régional que les six régions neuchâteloises (PDR1-Entre-deux-Lacs, PDR1-COMUL, PDR1-La Béroche, PDR1-Val-de-Ruz, PDR1-Montagnes neuchâteloises) ont mis leurs commissions régionales d'aménagement du territoire (CAT-Entre-deux-Lacs, CAT-COMUL, CAT-La Béroche, CRAT-MN) à pied d'œuvre durant une année.

Au-delà du cadre légal dans lequel les CAT ont évolué, les travaux ont aussi été l'occasion de s'entendre sur des visions régionales du développement territorial. Ce sont ainsi les perspectives de développement de toutes les régions qui ont été abordées et les conseillers communaux ayant pris part aux travaux ont bien souvent dû faire preuve d'imagination, de créativité et d'esprit visionnaire en se demandant de quoi aura besoin la population de leurs régions en 2030, respectivement en 2040, en termes d'aménagement du territoire. Ces réflexions et ces projections ont été menées lors d'ateliers réunissant acteurs techniques et politiques et alimentant le travail final des urbanistes et aménagistes.

Ces intenses travaux touchent à leur fin et sont en phase de signature auprès des conseils communaux avant d'être remis au service cantonal de l'aménagement du territoire (SAT). Mais la validation de ces outils ne représente, en réalité, que le début d'autres travaux qui seront encore à mener. Certaines régions souhaitent approfondir leurs plans directeurs en explorant d'autres thématiques comme le tourisme ou l'énergie, les premiers projets de territoire portant essentiellement sur les transports et l'urbanisation. Dans tous les cas, les PDR déboucheront sur la révision des plans d'aménagement locaux (PAL) qui définissent les zones d'affectation du sol. Pour cette étape et sous réserve des différentes volontés politiques, dans certaines régions, un modèle de gouvernance reste encore à mettre en place pour passer du niveau communal à l'échelle régionale et/ou vice-versa.

Enfin, les plans directeurs régionaux ne sont que des outils parmi d'autres ayant pour objectif d'optimiser le développement territorial neuchâtelois, celui-ci étant le socle pour un développement global du canton. Par exemple, leur mise en œuvre devra être judicieusement coordonnée avec le projet d'agglomération, pour les espaces urbains. Dans ce cadre, le RUN joue un rôle essentiel de plateforme d'échange et de concertation en la matière.